La crise s'accentue Les prix du bois de sciage atteignaient, l'automne dernier, un creux sans précédent. Cette crise conjoncturelle a laissé ses traces puisque, encore aujourd'hui, plusieurs usines fonctionnent au ralenti ou sont carrément arrêtées.
Le président-directeur général du Conseil de lindustrie forestière du Québec (CIFQ), M.
Guy Chevrette, sattendait à un hiver morose pour les entreprises de sciage primaire ainsi que celles de deuxième transformation et il ne sest pas trompé. Par contre, avec larrivée du printemps, les prix affichent traditionnellement une hausse qui sexplique par la reprise de la construction dans la partie nord des États-Unis et au Canada. Or, non seulement nobservons-nous pas de hausse cette année mais, depuis quelques semaines, cest plutôt le contraire qui se produit.« Nous suivons les prix avec attention sur les différents marchés nord-américains. La situation actuelle nous rend très nerveux. Nous estimons que lindustrie a besoin dune augmentation dau moins 50 $ américains par mille pieds mesure de planche (Mpmp) pour arriver non pas à faire des profits, mais bien à couvrir lensemble de ses coûts de production », a affirmé le PDG.
M. Chevrette dit craindre que sans un redressement rapide, dautres usines se voient dans lobligation de mettre fin à leurs activités. « Aucune entreprise ne peut perdre de largent sur une base permanente sans avoir à faire, un jour ou lautre, des choix difficiles », a-t-il conclu.
À propos du CIFQ
Le Conseil est le porte-parole de lindustrie forestière du Québec. À elles seules, les entreprises de sciage résineux et feuillu, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et de panneaux uvrant au Québec génèrent 12,9 milliards $ en activités économiques chaque année, près de 4 milliards $ en salaires dont près de 1,5 milliard $ est retourné aux gouvernements sous forme de taxes et dimpôts payés par les entreprises et les travailleurs.

